Un.

Un.


Oui.Encore une fois,ça recommence.Encore une fois,je vais me présenter à vous.Mais à quoi cela sert-il vraiment?Après tout,qu'en avez vous à faire de qui je suis?Et puis...La majorité d'entre vous me connaissent déjà.Quand vous vous êtes présentés une dizaine de fois,il est difficile de faire original.Rassurez-vous,je vous épargnerais les "Narcissique à 96% lolilol" et les "c'est juste moa!".

Alors qui suis-je?Un adolescent parmis tant d'autres.Une goutte d'eau dans un océan.Un flocon dans un blizzard.Un gars de quinze ans,trop sensible et irritable.Jaloux.Maladroit.Gentil,à ce qu'il paraît.J'ai brisé des coeurs.J'en ai réchauffé d'autres.Que ferais-je du votre?A vous de voir.Je suis trop rêveur,et ai tendance a m'enfermer dans mes rêves.Pour fuir la réalité.Cette cruelle réalité.

Ce que j'aime?La musique,les jeux vidéos,la lecture et bien d'autres choses.
Ce que je déteste?Ma foutute mélancolie,mon état d'esprit,les hypocrites.

Je ne sais pas quoi dire d'autre.Simplement un Bienvenue à ceux qui me suivront,et un Au Revoir à ceux qui partent.Ne vous sentez pas obligés de rester.Je comprends ce qui partiront.Trop complexe,trop changeant,les raisons ne manquent pas.

N.B:Cette fois,je me fixe,c'est décidé.Avis à ceux qui me suivent depuis tout ce temps.Et surtout,merci à eux.De tout coeur.

# Posté le vendredi 29 juin 2007 15:32

Modifié le jeudi 18 octobre 2007 13:14

Deux.



Un certain 30 juin 2007.Cela faisait une semaine exactement que ma quinzième année avait commencé.Et c'était ce jour-là que l'on fêtait mon anniversaire.Mais j'avais un mauvais préssentiment.Cela faisait trois ans que je n'avais pas fêté mon anniversaire.Oui,j'avais peur d'effacer le souvenir de joie et d'innocence de mon enfance.Mais cette fois,j'avais Sébastien.Alors,je me suis lancé et ai invité Sébastien,Marina et son frère Julien (parlons plutôt d'une invitation indirecte).Au départ,cela ressemblait à une simple après-midi entre amis.C'est lorsque le jour est tombé,tel un masque de pudeur,que la fête a commencé...

Que cela soit clair,dans ce texte,le mot fête perd sa connotation bruyante et brutale.Ce fut une fête...Non pas discrete mais...Intimiste.C'est le mot.Nous avons tout d'abord vaqué à nos occupations,avant d'entamer une réunion dans ma chambre.Nous avons joué aux cartes d'une façon que je qualifierai de..."spéciale".Après bien des rires,et des regards,Marina et son frère sont partis,nous laissant seuls,Sebastien et moi,à deux heures du matin.

A partir de la,ce fut une longue et instructive discussion.Discussion qui m'a vraiment rapproché de Sebastien.Ça y était.Je me sentais proche de lui.Mon sourire ne m'aura pas quitté de toute la soirée...J'ai vraiment découvert mon meilleur ami.Ce fut vraiment agréable.Cette soirée s'est donc terminée en beauté.Très tard,mais j'étais heureux.Vraiment heureux.Et ça,ça n'a pas de prix.

Alors je veux simplement leur dire merci.Merci à vous.Merci de m'avoir donné le sourire,de m'avoir fait passer une soirée géniale.Merci de m'avoir montré ce qu'étaient des amis.D'avoir fait de cette journée ordinaire une journée extraordinaire.Mais surtout,merci d'être vous.


Je vous adore de trop.Y'a pas d'mot,c'est tout.
Deux.

# Posté le lundi 02 juillet 2007 15:25

Modifié le jeudi 18 octobre 2007 13:14

Trois.



A la demande d'une amie (ma plus grande fan?!), je mets l'un de mes textes sur ce blog. A vrai dire, celui-ci n'est pas récent. Il date de décembre 2006. J'écoutais "Fast Car" de Tracy Chapman. L'inspiration m'est venue. Une heure plus tard naissait "Un soir d'hiver".

Bonne lecture.

Un soir d'hiver...

Décembre. Tous ces flocons qui se déposent délicatement sur les toits et les rues... Le nuits plus longues et cette ambiance indescriptible. Le monde est comme ralenti, par le froid comme par l'approche constante de Noël. Aujourd'hui, cela fait un an qu'elle s'est éteinte. Brusquement, sans rien demander à personne. Je marche en direction du cimetière d'un pas assez calme. Les décorations éclairent faiblement les rues par cette nuit d'encre. Quelque part, cette ambiance festive me donne chaud au c½ur, même si il ne reste pas grand chose de celui-ci. Après quelques minutes de marche, j'arrive enfin à destination. Je jette un coup d'½il à l'écriteau gravé dans la pierre au dessus du portail :
« Cimetière Sainte-Marie »
Je ne m'étais jamais rendu dans un cimetière auparavant. Un léger frisson me parcourt le corps. Mon c½ur se serre dans ma poitrine. Je ferme les yeux. Il fallait s'y résoudre. J'étais résolu. J'avançais donc, d'un pas beaucoup moins ferme qu'auparavant. Soudain je l'aperçus. Une tombe. Sa tombe. Je m'approchais doucement. Oui, c'était bien elle. Je serrai les dents. C'était plus difficile que prévu.
Son nom résonnait dans ma tête. Aude, Aude, Aude. L'élue de mon c½ur. Celle qui l'avait fait chavirer. Elle m'avait entraîné avec elle dans un tourbillon de bonheur. Mon premier amour, plein de douceur, de beauté. Plein de rêve. Tout allait bien. Mais...

***

Un an plus tôt.
Oui, je me sens bien près d'elle. Je voudrais que le temps s'arrête et nous laisse en paix . Juste tous les deux. J'embrassai doucement son épaule avant de lui chuchoter délicatement :
« Je dois y aller. Je reviendrais un peu plus tard ce soir. Je ferai les courses avant de rentrer. Je t'aime. »
Aude acquiesça par un léger hochement de tête. Je lui adressai un petit sourire qu'elle me rendit. Son dernier sourire...
Je partais au travail avec le sourire. C'était bientôt Noël. L'occasion de se retrouver en toute intimité. Seuls.
Pendant toute la journée, je pensais à elle, mimant de m'intéresser à une autre activité quelconque. Mais mes pensées n'allaient plus que vers une seule personne. Elle, et elle seule. Cela faisait deux semaines que je l'avais rencontrée, et je bénissais chaque jour le ciel de m'avoir fait rencontrer mon amour. Car oui, j'en étais persuadé, c'était elle, et personne d'autre. La journée suivit son cours de façon tout à fait banale. Tout se déclencha lorsque j'hésitais sur les cadeaux à acheter pour chacun des membres de ma famille. Mon téléphone portable se mit à sonner bruyamment. Je décrochais celui-ci.
Je fus tout d'abord surpris par la confusion présente dans la voix de mon interlocuteur. Une jeune femme, en pleurs. Après l'avoir calmé de mon possible, elle me raconta la vérité. Cruelle vérité.
« C'est Aude... Elle... Elle s'est... suicidée... »
J'eus le souffle coupé. Non. C'était une sombre farce et bientôt, d'autres personnes rejoindraient la première pour m'annoncer la fin de ces longues secondes de torture. Mais rien. Pas un mot. Je chuchotais, dans un semblant de voix :
« Qu... Quoi ?
-On l'a retrouvée morte dans...l'appartement. Dans la salle de bain... elle s'est tranché les veines et... »
Je n'en entendis pas plus. D'ailleurs, quelle importance ? Rien ne comptait plus à présent. Elle était partie. Envolée.
Je me sentais comme vidé. Vidé de tout. De mes sentiments, de mon âme. J'avançais comme un pantin en direction de la sortie. Rien n'avait plus de sens. Mais il fallait que je voie ça. Je montais dans ma voiture et me dirigeais vers notre appartement. Machinalement.
J'entrai. Sur le divan du salon, une jeune fille pleurait. Sûrement celle qui m'avait prévenue. Elle me regarda. Il y eut un silence, puis elle recommença doucement à sangloter.
La salle de bain.
C'était tout ce qui comptait à présent. J'avançais à pas incertains vers cette pièce. La pièce de la fin. La fin de mon bonheur éphémère. C'est la que je la vis. Enfin, que je vis son corps, pur et fragile, baignant dans le sang. Tout ce sang versé. Une vie perdue. Bien plus qu'une vie. Un rêve envolé. Je m'agenouillais contre la baignoire. Soudain, les larmes se mirent à couler, pleines d'un désespoir sans nom. J'avais perdu mon ange, ma vie.
Trop de pression. Trop de manque. Je hurlais. Je n'en pouvais plus.
« Mais pourquoi ? Pourquoi ? » sanglotais-je.
Combien de temps passa ? Combien de temps étais-je resté à pleurer sans bruit la perte de mon amour ? Je ne sais pas.
Je n'envisageais plus la vie.
Oui, tout s'est arrêté ce 24 décembre.

***

Les larmes coulaient devant cette tombe. Une rose rouge à la main, je me rappelais de tous nos jours de bonheur... Je déposai la rose délicatement au côté de nombreux autres bouquets. Elle avait mis fin à ses jours. Je pense qu'elle aurait voulu que je vive, il fallait que j'en prenne conscience. Elle était parmi les anges maintenant. Un amour perdu, à jamais gravé dans mon c½ur. Nous étions le 24 décembre. Je souriais.

« Joyeux noël, Aude. »
Trois.

# Posté le jeudi 05 juillet 2007 07:38

Modifié le jeudi 18 octobre 2007 13:14

Quatre.

Quatre.


André.


Alors oui, André est très chiant parfois. Oui, il a un comportement extraverti qui en exaspère certains et en fait rire d'autres. Oui, il crie tout le temps. Oui, il est homosexuel. Du moins, il le prétend. Oui, il chante mal. Oui, il dit souvent des insultes. Oui, il est très collant avec les invités. Oui, il fait parfois des blagues lourdes qui tombent à l'eau. Oui, il est parfois moqueur, voire méchant. Oui, il est parfois aigri dû à son manque de sommeil. Oui, il dévoile les secrets. Oui, il a plus d'une fois insulté mes parents. Oui, il est parfois agaçant à sans cesse faire la scie. Oui, il a, comme chacun d'entre nous, une montagne de défauts.
Mais voilà.

Moi, je l'aime mon frère. Je l'aime parce que même dans les pires moments, il sait me faire rire. Parce qu'il a un regard bien plus perspicace qu'on ne semble le croire sur le monde qui nous entoure. Parce qu'il est franc. Parce qu'il n'a pas peur de dire ce qu'il pense. Parce qu'il sait être tendre et terriblement gentil. Parce que j'aime sa façon originale de voir les choses. Parce que lui, ne se fond pas vulgairement dans la masse. Parce qu'il est plus intelligent que des centaines de personnes de son âge. Parce qu'il m'a aidé, et plus d'une fois. Parce que sous sa carapace se cache un être profondément sensible et compréhensif. Parce qu'il sait rire de toutes les situations, même des pires. Parce qu'il est parfois d'un optimisme à toute épreuve. Parce il fait preuve d'une détermination sans faille devant son devoir.
Et puis... Parce que c'est lui, après tout.

Dans la vie, nous avons tous un partenaire du quotidien. Son chien, son poisson rouge, sa mère. Moi, j'ai un frère.


"A FOND LA RANDONNEE!"

# Posté le vendredi 13 juillet 2007 14:03

Modifié le jeudi 18 octobre 2007 13:13

Cinq.

Cinq.


"Euh... Qu'est-ce que t'as à la jambe?"

Ce que j'ai? Ce mal étrange, mon coco, s'apelle un handicap moteur. Ouais, j'sais, on dit une personne à mobilité réduite. De suite, ça fait moins barbare. Et puis on évite de prononcer le mot qui fait mal. Parce que la populace croit que l'on va souffir d'apeller les choses par leur nom. Eh bien sachez que c'est l'inverse. Nommer, c'est admettre. Mais beaucoup de gens se voilent la face. Je disais donc que je suis handicapé moteur. Non, pas un handicapé dans un fauteil roulant que ne bouge plus un membre. Concrètement, je boîte.

Ouais, je boîte. Le seul problème, c'est que quand vous boîtez, mais aussi quand vous avez une anomalie quelconque, on vous regarde. Ou plutôt, on vous lorgne. La société est ainsi faite. Il ne faut pas avoir d'anomalie sous peine d'être observé comme un phénomène de foire. Seulement, les gens ne se rendent pas compte qu'ils sont loin d'être discrets lorsqu'ils fixent longuement votre pied droit. Eh oui! Les handicapés ne sont pas aveugles. Ils sont même lucides.

Oh oui, les gens sont gentils! Et serviables, avec ça. Seulement voilà. Lorsqu'une personne "normale" trébuche. On lui demandera si ça va et en cas d'affirmation, on le laissera partir. Mais si, un jour, j'ai le malheur de trébucher, je suis la victime d'un affreux coup du sort. Une dizaine de personnes se jettent sur moi, lâchant des "ça va" à tout va. Je suffoque. Mais cela fait quize ans que je supporte tous les désagréments du handicap. C'est très frustrant. Vous n'imaginez pas à quel point il est triste de contempler tous les élèves courir joyeusement, leurs tracas s'échappant de leur esprit une heure durant.

Vous, vous restez assis là, rêvant à des jours meilleurs. Alors non, le handicap ne m'empêche pas de vivre. Ni de respirer. Croyez-moi, je sais en faire des choses! Peut-être pas du foot, mais si on essyait de voir au-delà...?

Vous savez quoi? J'ai 15 ans, je suis handicapé. Et je suis heureux.

# Posté le lundi 16 juillet 2007 16:48

Modifié le jeudi 18 octobre 2007 13:13